Dans une interview accordée à l’agence de presse Reuters, Pau Cubarsi, arrière central du FC Barcelone et de l’équipe d’Espagne championne du monde 2026, s’exprime sur la gestion de la santé mentale chez les jeunes footballeurs.
Rédaction l’équipe publié le 2 octobre 2026 à 14h45
Pour Pau Cubarsi, parler de santé mentale n’est pas un sujet tabou. Le défenseur central du FC Barcelone tenant de la Liga et de la sélection espagnole championne du monde en juillet dernier l’a démontré en s’exprimant dans une interview à l’agence de presse Reuters, publiée ce vendredi.
« La santé mentale est un élément fondamental du développement d’un footballeur, indique celui qui a été élu meilleur jeune joueur du Mondial 2026. En prendre soin est, je dirais, la chose la plus importante. Travailler sur son état d’esprit, sur sa santé mentale. ». Et ne pas hésiter à en parler, à se confier à un psychologue, comme il a révélé l’avoir lui-même fait dans son club du Barça. « Je pense que lorsque quelqu’un ressent le besoin de parler parce qu’il traverse une période difficile, il ne doit pas être jugé. Il doit se sentir à l’aise pour dire : »Je traverse une passe difficile, et c’est normal » ».
« La pression aide effectivement à progresser au quotidien, mais il ne faut pas faire une fixation sur les erreurs ou sur les choses qui ne se sont pas passées comme prévu »
Pau Cubarsi
Aux jeunes joueurs, mais pas que, Pau Cubarsi explique comment gérer la pression, en privilégiant la confiance en soi plutôt qu’en ressassant ses erreurs, les revivre en boucle. « Je pense que la pression aide effectivement à progresser au quotidien, mais il ne faut pas faire une fixation sur les erreurs ou sur les choses qui ne se sont pas passées comme prévu. »
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Cubarsi adresse aussi un message clair aux jeunes des centres de formation qui voient des adolescents accumuler trophées et distinctions : « Percer ne doit pas devenir une obsession. L’essentiel, c’est que si l’on ne vous donne pas votre chance à 16 ans, par exemple, il ne faut ni s’énerver ni se décourager. Ou arrêter de croire en soi ». Et de poursuivre : « À 20 ans, on est encore considéré comme jeune ; il faut continuer à se battre car, lorsque l’opportunité se présente, il faut être prêt. »
L’Espagnol estime qu’il faut aussi savoir se ménager quand l’on est confronté à des calendriers surchargés. « Parfois, comme nous sommes encore en pleine croissance, un calendrier très chargé peut peser un peu, mais il faut aussi savoir écouter son corps et continuer à travailler. Il faudrait que chaque club dispose d’un plan de développement pour les jeunes joueurs, afin de travailler avec eux, de les encadrer et, surtout, de les aider à progresser. »